Si vous ne connaissez pas Charleville-Mézières, vous ne connaissez pas la Place Ducale, soeur jumelle de la Place des Vosges de Paris, sans doute parce que les deux architectes étaient frères.
Si vous ne connaissez pas la Place Ducale cela veut dire que vous n'avez jamais assisté au Festival des Confréries en Ardenne.
Alors quelque chose manque vraiment à votre culture.
Le week-end du 13 au 14 mai a vu se dérouler une nouvelle édition de ce Festival. Béni des dieux pourrait-on dire car, alors qu'il pleuvait en France, le soleil brillait sur la Place Ducale
Les Compagnons du Boitchu, dont le produit est la véritable saucisse de Montbéliard, étaient les invités d'honneur de ce Festival.
Une belle Confrérie avec des gens vrais où le produit est roi.
Pendant ces deux jours, grâce à Bernard GIRAUD, Président fondateur de ce festival avec tous ses Amis organisateurs, et Boris RAVIGNON, Maire de Charleville-Mézières, nous avons entendu parler de terroir, de produit, de métiers de bouche, d'artisanat.
Nous avons aussi, bien sur, beaucoup entendu parler de Confréries.
Et Jean-Jacques PINET, chargé de mission pour l'organisation de la Fête de la Gastronomie auprès du Ministère de l'Economie, n'était pas en reste pour vanter les mérites des Confréries dont il connaît la volonté d'oeuvrer pour le terroir.
Merci à eux.
La fête fut belle.
Les Confréries étaient nombreuses et savaient défendre leur produit, de la moutarde de Dijon au jambon des Ardennes, en passant par la bière Orval ou autres produits français ou belges.
Le terroir et le produit, vous dis-je.
N'oubliez pas l'année prochaine : rendez-vous en mai sur le Place Ducale.

Jean-Louis Le Quintrec

14ème Festival des Confréries en Ardenne

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MM. Giraud, Pinet, Langeard et Ravignon

Les Compagnons du Boitchu

La Confrérrie du Président Bernard Giraud

Dimanche 4 juin 2017 au Pays des Fées

Dimanche dernier : visite aux Fées de Guémené-Penfao, ce qui, pour un natif de Guémené-sur-Scorff, pourrait s'appeler une visite de courtoisie.
Nous sommes trois à faire le déplacement : Marie, Jeanine et moi.
Pardon nous sommes trois et demi et même quatre puisque Monsieur Victor nous accompagne, et en tenue s'il vous plait.
Un accueil sympathique et …copieux était réservé au Confréries, ce qui permit d'attaquer, après le café et la terrine, un défilé serpentant dans les rues de la localité malheureusement un peu vides de spectateurs.
Mais un dimanche…de Pentecôte… Rien n'est facile…
Les intronisations eurent lieu dans la salle de cinéma et furent menées de main de maître (ou de maîtresse) par Chantal et Liliane, sous l'œil attendri et complice de Nicole, Ambassadrice de la Confrérie en Belgique, trop tôt disparue.
Après la photo d'un groupe toujours un peu indiscipliné (la facétie est de mise en confrérie) nous nous sommes dirigés vers la statue de la Fée Carabosse qui nous admira (le mot n'est pas trop fort) semer le lin de manière quasi-professionnelle.
Le vin d'honneur fut offert par la Municipalité dont on sait qu'elle est un soutien actif à la vie de la Confrérie.
Beaucoup d'élus pourraient s'en inspirer car les Confréries sont la mémoire de nos traditions et participent à la mise en valeur de nos terroirs, de nos produits qui sont l'émanation du travail de l'homme, que celui-ci soit artisan, agriculteur, producteur, commerçants ou autre négociant ou transformateur.
Chaque jour nous voyons sur nos écrans des gens qui démolissent et anéantissent alors que ceux qui produisent et valorisent n'ont que peu d'audience.
Ce sont pourtant eux les " gentils " qui améliorent notre quotidien au lieu de le détruire.

Après le vin d'honneur et la présentation des Confréries, la carriole mise au service des marcheurs fatigués nous permit de rejoindre le lieu de restauration où un traiteur de qualité officia à la plus grande joie de nos papilles.
Même si le timing entre les plats laissait à désirer, la qualité des mets et des vins nous rendirent magnanimes malgré une musique trop présente à mon goût pendant le repas. Ma faculté d'écoute en soufrrit quelque peu.

Mais l'heure du départ a sonné.
Monsieur Victor, réveillé d'une courte sieste, après avoir eu un comportement très "confrérique " pendant toute la journée, proposa de nous ramener en carriole.
Nous avons décliné son offre, allez savoir pourquoi !!!
Un grand merci aux Fées, peu nombreuses dans leur Confrérie mais si efficaces. Cette journée fut vraiment très conviviale.

Jean-Louis Le Quintrec

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Dimanche 2 juillet au Château de Brissac

Ce 2 juillet, des Petits Gris (Marie-Claude, Jean-Claude, Marie et Jean-Louis) ont rendu visite à la Confrérie des Rillauds d'Anjou et des Vins de Brissac.
Cette confrérie bénéficie, pour son Chapitre, du cadre exceptionnel du Château de Brissac, le plus haut de France avec sept niveaux, où elle intronise ses futurs chevaliers.
Elle se donne pour mission de développer le terroir par les vins de Brissac dont la noblesse a été consacrée par l'appellation " Anjou-Villages Brissac ".
Un traditionnel café d'accueil attendait les voyageurs au pied De ce magnifique Château aux 204 pièces. Cette collation précédait la mise en tenue, préalable au défilé serpentant au travers du marché local et d'un vide-grenier sympathique.
Pour certains néanmoins, la route fut longue…
Une photo de famille, un verre de l'amitié à l'hôtel de Ville, une présentation des Confréries et des Lauréats des Concours de Rillauds et ensuite le défilé nous ramena à notre point de départ où se déroulèrent les intronisations.
Les 59 Confréries présentes applaudirent chacun des intronisés lesquels pouvaient repartir avec le verre de dégustation d'Anjou rouge (de grande qualité m'a-t-on dit) servi pour l'intronisation.
Le maître de cérémonie sut, avec talent et connaissance, nous distiller toutes les informations utiles sur le Château de Brissac, la confection des Rillauds et la vinification locale, sans oublier Rabelais, personnage central pour cette Confrérie.
Le Grand Maître de la Confrérie invita la Présidente du COFRACO à s'exprimer mais apparemment, hormis une information sur le prix de sa chambre d'hôtel à Angers, elle n'avait rien à dire aux participants, adhérents ou non à son mouvement. Etonnant…
Les intronisations faites, en plein air s'il vous plait, nous regagnâmes nos véhicules pour nous transporter sur le lieu des agapes à quelques kilomètres de là.
Un repas d'une très grande qualité (mais d'une très grande longueur), nous fut servi, les vins ne convainquant pas tous les convives.
Le rillaud occupa dès l'entrée une place de choix dans les assiettes des convives
Rillaud, un terme, décrit par Rabelais dans son " Tiers livre " pour désigner des friandises que les personnes portaient à leurs voisins. Avec l'évolution du langage, Honoré de Balzac mentionne le mot rillaud au XIXè siècle, à l'occasion d'un séjour à Saumur.
Le rillaud est un délicieux morceau de poitrine de porc, salé 24 heures avant sa cuisson, et cuit dans de la graisse de porc, durant deux ou trois heures.
Il s'accompagne de rosé d'Anjou.
Nombreuses furent les bouteilles de ce vin gagnées à l'occasion d'une tombola que l'on pourrait qualifier davantage de vente de vins d'Anjou…
Mais ne boudons pas notre plaisir : l'ambiance était bonne, l'accueil sympathique et le cadre enchanteur. Quant à Alain et Maryvonne, leur présence, comme toujours, fut très amicale.
Que demander de plus ?
Une climatisation dans la salle de restaurant ? L'an prochain, peut-être…

Jean-Louis Le Quintrec

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Samedi 15 juillet et dimanche 16 à Saint Pol de Léon

Si vous n'êtes jamais allé à Saint Pol de Léon, profitez de vos vacances … rendez-visite aux Léonards
Vous y trouverez une chaleur qui ne dure pas que le temps d'un été. Vous y admirerez une architecture que vous ne verrez nulle part ailleurs. Vous y côtoierez des agriculteurs et des marins. Vous découvrirez une joie de vivre et un sens de l'accueil que les bretons savent réserver aux amis.
L'accueil est généreux et la mer a su aussi nous accueillir pour une promenade superbe dans la baie de Morlaix à la rencontre des phoques et autre Taureau (mais ici il s'agit d'une forteresse).
Notre dose de vitamine D absorbée nous avions rendez-vous avec Monsieur le Maire pour le vin d'honneur offert aux 33 confréries (dont 14 de l'Académie de Bretagne) par la municipalité.
L'édile était à l'heure mais point les Espagnols, invités d'honneur, qui se firent attendre. Toutefois, comme ils venaient d'une région aussi ibérique qu'artichautière, ils furent vite pardonnés.
La traditionnelle photo de famille réunit les participants devant l'hôtel de Ville, pardon le Ti-Kêr où flottait le gwenn-ha-du (banniel Breizh dans le texte).
Puis vint le diner des Confréries précédé de quelques intronisations de Confrères. Nos amis de Saint Pol ont su établir le distinguo entre la journée Confrérique et celle réservée à la fête de l'artichaut, sachant que les Confréries étaient conviées au deux.
Le samedi, furent intronisés des membres de confréries et, le dimanche, furent adoubés les impétrants locaux qui ont vocation à porter l'habit de la Confrérie de l'Artichaut et font donc l'objet d'une attention particulière.
Cette façon de procéder met à l'honneur celui qui "entre" en Confrérie. Nous avons remarqué que Monsieur le Maire portait la tenue à cette occasion.
Pour revenir au repas qui nous fut servi le samedi soir, il était de qualité de même que les vins qui l'accompagnaient. Tous ont admiré le centre de table " carottes, tomates, artichaut… " qui mettait ici la nature à l'honneur.
Le défilé du lendemain permit aux Confréries d'aller à la rencontre d'une foule considérable comme on souhaiterait tous en avoir lors de nos manifestations. Si nous pouvions recruter ne serait-ce que 3% des spectateurs pour rejoindre nos confréries ou, mieux, en créer d'autres, nous serions comblés.
Malheureusement tout n'est pas aussi simple et pour faire venir à nous de nouvelles recrues il nous faudrait tout d'abord abaisser suffisamment le coût de nos Chapitres et permettre ainsi à des couples plus jeunes que beaucoup d'entre nous, de nous honorer de leur présence constante.
La Confrérie de l'Artichaut a tout compris. Un dîner de Chapitre à 45€ !!! Bravo…
La question qui se pose après cette prestation : si certains y arrivent, pourquoi pas les autres ? Chiche ?
Après le défilé qui nous mena à la rencontre des engins agricoles d'un autre temps et de groupes folkloriques du Bénin et de Saint Pol, eurent lieu les intronisations évoquées ci-dessus qui précédèrent le repas champêtre sous chapiteau dans une cohue bon enfant malgré la pénurie de certains produits. Le succès, le succès vous-dis-je.
Un grand bravo à tous les membres de la Confrérie, à Danielle Cadiou, sa cheville ouvrière et à Jacques Moal, Grand Maître très accueillant et très actif.

Jean-Louis Le Quintrec

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Les deux impétrants

Le Produit, le Produit, toujours le Produit...

Les Confrères de Brissac devant le Château

Le Rillaud

Samedi 19 août et Dimanche 20 août :
Chapitre de la Confrérie de l'Oignon de Roscoff


Roscoff est une commune française du Léon située sur la côte nord de la Bretagne, dans le département du Finistère.
En 1828, le surpeuplement, conjugué au caractère saisonnier de l'activité agricole, déclenche l'histoire des Johnnies, marchands ambulants souvent roscovites partant vendre, entre fin juillet et l'Avent, leurs oignons rosés de Roscoff en Angleterre. Désormais, l'agriculture cesse d'être une activité vivrière et renoue avec la vocation marchande de la cité. (Source Wikipédia)
L'AOC sera obtenue en 2009 et l'AOP en 2013.
La ténacité mise à obtenir ces appellations se retrouve dans la qualité de l'accueil qui nous a été réservé par les membres de la Confrérie.
Après l'inauguration du site de la fête de l'oignon, en présence des élus, nous avons eu le droit aux commentaires éclairés de Robert Jézéquel, Grand Maître de la Confrérie et d'Eric Henebeaux, lors d'une visite en autobus de quelques sites importants de la région.
Joseph Seité, Maire de Roscoff et membre éminent de la Confrérie nous accueillit à l'Hôtel de Ville puis nous eûmes droit à un repas sous chapiteau composé d'une soupe à l'oignon, bien sûr, et d'un plat de moules frites. A part le " léger " délai d'attente, tout allait bien.
Le lendemain, le café d'accueil eut lieu à l'Hôtel de ville d'où partit le défilé. Ce fut un grand et beau défilé, tant par le chatoiement des couleurs des tenues des Confréries présentes que par la présence d'un public nombreux qui applaudissait les participants.
Et puis il y avait cette belle nouveauté dans l'ordonnancement du défilé : cinq Johnies (dont trois petits-fils d'anciens Johnies) et leurs vélos couverts de tresses d'oignons nous rappelaient les traversées nombreuses vers l'Angleterre qui assurèrent une grande partie des débouchés du produit.
Les intronisations, en présence du public, suivirent ce défilé et même si cette Confrérie réserve ces intronisations à de futurs membres actifs elle sait également honorer ceux qui ont su œuvrer pour l'oignon et la Ville de Roscoff.
Ces critères permirent à Carlos Martin Cosme, Président de l'Association Française CEUCO (Conseil Européens des Confréries Oenogastronomiques) et à votre serviteur d'avoir l'honneur d'être adoubés en revêtant le béret, le foulard et en portant la médaille de la Confrérie.
Un Grand Merci à nos amis Roscovites.
Un verre de pétillant à l'oignon plus tard, et nous nous retrouvâment à … l'école, ou plus exactement à la cantine scolaire où nous fut servi un excellent repas qui présentaient deux qualités essentielles.
Tout d'abord il était offert par la Confrérie hôte (merci à eux) et, de plus, il était principalement composé des produits des Confréries présentes, ce qui, outre l'aspect gastronomique, participait d'un superbe état d'esprit Confrérique.
Car à Roscoff il n'y a pas que la volonté de bien faire, il y a la vololonté de faire bien.

Jean-Louis Le Quintrec

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Les Petits-fils des Johnies

J. SEITE, C.M. COSME, E. HENNEBEAUX et R JEZEQUEL

Dimanche 27 août 2017

Chapitre de la Confrérie des Goustiers de l'Andouille de Guémené-sur-Scorff


Le Pays de l'andouille se trouve dans le Morbihan, à Guémené-sur-Scorff.

À l'occasion de la fête de l'Andouille, la Confrérie des Goustiers de l'Andouille de Guémené-sur-Scorff a célébré son chapitre en ce dimanche 27 août 2017.

Après un café d'accueil, le cortège de forma pour défiler jusqu'à l'Eglise paroissiale où les membres des Confréries présentes purent assister à une messe ponctuée de chants français repris en breton.

Il est dommage que contrairement aux habitudes passées, les Confrères et Consœurs qui n'assistent qu'à une messe par an à Guémené, n'ait pas pu être placés au premier rang, permettant ainsi aux Guémenois de contempler leurs tenues chatoyantes.

La messe terminée une procession se mit en marche pour rejoindre Notre Dame de la Fosse, sainte patronne de Guémené, ou tous les participants furent rejoints par un rassemblement de Harley Davidson, conviées pour la circonstance.

Un vin d'honneur attendait les participants au point de rencontre, précédant le repas préparé par les bénévoles du comité d'organisation de la fête de l'Andouille qui se composait d'une tranche de melon, d'une assiette d'andouille-purée, d'un morceau de fromage et d'un gâteau.

Un repas simple et de bonne facture. Le produit était à l'honneur.

Puis, à nouveau, retour vers le point de rencontre, mise en habit précédant un nouveau défilé pour lequel la foule était au rendez-vous et intronisations sur le podium précédemment occupé par des danseurs bretons.

Quelques intronisations plus tard, nous prîmes congé de nos hôtes, non sans avoir tous noté que la Bretagne est également victime du réchauffement climatique car une "canicule" de 32° nous accompagna tout au long de l'après-midi.

Le temps ferait-il l'andouille ?

Jean-Louis Le Quintrec

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Les Sorties Récentes des Petits Gris

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