Notre Association a pour objet " la promotion et la défense de l'Escargot Petit Gris et le développement entre ses membres de relations d'amitié et de convivialité. "

Nos statuts stipulent également que chaque membre doit "s'engager à adhérer aux statuts dans le respect d'une totale neutralité politique et confessionnelle."

Cette neutralité consentie nous incite, en ces périodes troublées que certains pays connaissent, à savourer cette "liberté" obtenue en 1901, soit depuis plus d'un siècle, quand tant d'autres ne peuvent se réunir qu'en secret et au péril de leur vie.

Il ne faut pas oublier qu'en France, toutes les confréries furent dissoutes puis interdites au moment de la révolution française, par un décret en date du 18 août 1792.

Dès le début de la Révolution, en effet, de nombreuses associations politiques et ouvrières se sont formées, sans autorisation des pouvoirs publics.
La Loi Le Chapelier fut promulguée pour y mettre fin.

Quant à la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen elle ne fait aucunement référence au droit d'association.

En 1810 la situation ne s'améliore pas, bien au contraire.

L'article 291 du Code Pénal Napoléonien impose la dissolution de toute association de plus de vingt personnes non autorisée préalablement par les pouvoirs publics. Il punit de 3 mois à deux ans de prison les dirigeants de ces associations et de 16 à 200 francs les personnes chez lesquelles ont eu lieu ces réunions illicites.

Cet article sera maintenu dans le Code Pénal jusqu'en 1901.

La loi du 10 avril 1834 aggrave encore les dispositions de l'article 291, en ajoutant que même les membres d'associations divisées en sections de moins de 20 personnes encourent de lourdes amendes et des peines de prison.

Après des évolutions diverses mais assez peu ' libérales ", les Associations acquièrent leur vraie légitimité par le vote de la Loi Waldeck-Rousseau du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association .

La loi Le Chapelier et l'article 291 du code pénal sont alors abrogés.

Nos Confréries existent aujourd'hui légalement et se constituent librement.

La neutralité que nous posons en principe nous permet de rassembler le plus grand nombre et d'associer au mot Confrérie ceux d'Amitié et Convivialité.

Et de ne pas tenir compte du mot "comptabilité" que certains voudraient faire prospérer
dans ce monde d'échange en affirmant haut et fort que l'on ira visiter
les seules Confréries qui seront venues nous voir.

Vous venez chez nous, nous irons chez vous, vous êtes venus à deux, nous ne serons pas
plus de deux à assister à votre Chapitre.

En quoi cette façon de procéder est-elle confraternelle? Qui a édicté les statuts de
cette discrimination négative?

L'affectif et l'humain n'ont-ils pas droit de cité dans le monde de la Confraternité?

Peut-on ignorer les contingences financières qui peuvent obliger des confrères à faire des choix dans leurs sorties,faute de moyens ?

Faut-il boycotter les Confréries qui n'ont que peu de membres et qui ne peuvent
multiplier les Chapitres?

Il existe, de par le monde, tant de pays dans lesquels tant d'hommes et de femmes aspirent à voir naître ce droit de se réunir que nous devons savourer le bonheur d'être libres de le faire.

Alors, OUI, définitivement OUI, LONGUE VIE AUX CONFRERIES
DANS LA TOLERANCE ET LA CONVIVIALITE.

Bien Confraternellement.

Jean-Louis LE QUINTREC
Grand Maître

Longue vie aux Confréries

Confrérie
des Petits Gris
Cessonnais

Actualités  
L'Organisation   
Contact   
Les Sorties des Petits Gris   
La Confrérie   
Accueil